Longevity & AgingCommuniqué de presse

Les femmes noires et asiatiques reçoivent un traitement hormonal de la ménopause à la moitié du taux des femmes blanches

Une étude portant sur 1,8 million de femmes révèle des inégalités raciales marquées dans le recours au traitement hormonal de la ménopause, les femmes noires étant orientées vers des médicaments prescrits hors indication.

lundi 4 mai 2026 0 vue
Publié dans MedPage Today
Article visualization: Black and Asian Women Receive Menopause Hormone Therapy at Half the Rate of White Women

Résumé

Une vaste étude rétrospective portant sur les données de plus de 300 millions de dossiers médicaux a mis en évidence des disparités raciales significatives dans la prescription d'une hormonothérapie pour la ménopause. Les femmes blanches non hispaniques affichaient le taux d'utilisation le plus élevé, à 10,8 %, tandis que les femmes noires enregistraient le taux le plus bas, à 5,4 %. Les femmes asiatiques étaient les plus susceptibles de ne recevoir aucun traitement pharmacologique. Les femmes noires se voyaient prescrire de manière disproportionnée des alternatives hors indication, telles que les ISRS et la gabapentine. Les chercheurs ont présenté ces résultats lors de la réunion annuelle 2026 de l'ACOG, soulignant que ces écarts sont anciens et ne s'expliquent pas entièrement par des contre-indications médicales. L'étude soulève d'importantes questions sur l'équité d'accès aux soins de la ménopause fondés sur les preuves, d'autant plus que la réputation de l'hormonothérapie a été réhabilitée après plusieurs décennies de prudence excessive consécutives à l'étude Women's Health Initiative.

Résumé détaillé

Le traitement hormonal de la ménopause reste l'un des traitements les plus efficaces contre les symptômes ménopausiques, mais une nouvelle étude révèle que l'accès à ce traitement est loin d'être équitable selon les groupes raciaux. Présentée lors de la réunion annuelle 2026 de l'American College of Obstetricians and Gynecologists, cette recherche quantifie des inégalités de longue date qui ont des implications significatives pour l'espérance de vie en bonne santé des femmes et leur qualité de vie au milieu de la vie.

En s'appuyant sur les données de dossiers médicaux électroniques Epic Cosmos provenant de plus de 300 millions de patients, les chercheurs ont analysé 1,8 million de femmes ménopausées diagnostiquées entre 2020 et 2025. Dans l'ensemble, seulement 9,6 % d'entre elles ont reçu un traitement hormonal. Les femmes blanches non hispaniques affichaient le taux d'utilisation le plus élevé, à 10,8 %, tandis que les femmes noires présentaient le taux le plus bas, à 5,4 %. Les femmes asiatiques se situaient à 6,2 %, les femmes natives hawaïennes et des îles du Pacifique à 6,4 %, et les femmes amérindiennes et natives d'Alaska à 7,7 %. Toutes ces différences étaient statistiquement significatives.

Les inégalités vont au-delà d'une simple sous-utilisation. Les femmes noires étaient significativement plus susceptibles de se voir prescrire des traitements hors indication ou alternatifs, notamment des ISRS, du fezolinetant et de la gabapentine — cette dernière n'étant pas approuvée par la FDA pour la ménopause. Les femmes asiatiques étaient, parmi tous les groupes, les plus susceptibles de ne recevoir aucun traitement pharmacologique. Les chercheurs suggèrent que les normes culturelles, les biais des prestataires de soins et les inégalités structurelles du système de santé contribuent tous à ces disparités.

Ces données ont des implications pour la longévité, car le traitement hormonal de la ménopause, lorsqu'il est prescrit de manière appropriée, peut protéger la densité osseuse, la santé cardiovasculaire et la fonction cognitive durant une transition biologique critique. La FDA a récemment supprimé les mises en garde encadrées de plusieurs produits hormonaux, reflétant une base de données probantes actualisée qui montre que les bénéfices l'emportent sur les risques pour de nombreuses femmes de moins de 60 ans.

La principale limite de cette étude est que les données individuelles sur les raisons pour lesquelles un traitement hormonal a été prescrit ou non aux patientes n'étaient pas disponibles, rendant impossible de distinguer pleinement la préférence des patientes des inégalités liées aux prestataires de soins. Néanmoins, l'ampleur du jeu de données confère aux résultats un poids et une urgence considérables.

Principales conclusions

  • Black women received menopause hormone therapy at half the rate of white women (5.4% vs 10.8%).
  • Black women were 85% more likely to be prescribed SSRIs as off-label menopause alternatives instead of hormone therapy.
  • Asian women were most likely to receive no pharmacologic menopause treatment at all among all racial groups.
  • All non-white racial groups showed significantly lower hormone therapy utilization with p-values below 0.0001.
  • FDA recently removed boxed warnings from several hormone therapy products, improving the evidence-based case for use.

Méthodologie

Il s'agit d'un compte rendu de congrès résumant une étude de cohorte rétrospective présentée à l'ACOG 2026. L'étude s'appuie sur des données de dossiers médicaux électroniques Epic Cosmos portant sur 1,8 million de femmes ménopausées entre 2020 et 2025, constituant un jeu de données réelles à grande échelle et de grande crédibilité. Les résultats sont des communications préliminaires de congrès et n'ont pas encore fait l'objet d'une publication complète avec comité de lecture.

Limites de l'étude

L'étude ne dispose pas de données individuelles permettant d'expliquer pourquoi les patients ont ou n'ont pas reçu d'hormonothérapie, ce qui limite les conclusions quant à savoir si les disparités observées reflètent les préférences des patients ou un biais des prestataires de soins. Les résultats sont issus d'une présentation lors d'une conférence et n'ont pas encore fait l'objet d'une évaluation par les pairs ni d'une publication complète. L'exactitude et l'exhaustivité du codage ICD-10 dans les données des dossiers médicaux électroniques peuvent introduire des erreurs de classification.

Ce résumé vous a plu ?

Recevez les dernières recherches sur la longévité dans votre boîte de réception chaque semaine.

Saisissez votre e-mail pour vous abonner :