La thérapie combinée pour l'AMS se révèle prometteuse : l'association d'une thérapie génique et d'un médicament oral améliore les résultats
Une étude en conditions réelles portant sur 20 enfants montre que l'ajout de risdiplam après une thérapie génique a amélioré les fonctions motrices, respiratoires et de déglutition dans l'amyotrophie spinale.
Résumé
Une étude multicentrique portant sur 20 enfants atteints d'amyotrophie spinale (SMA) a montré que l'ajout du médicament oral risdiplam après une thérapie génique (onasemnogene abeparvovec) entraînait des améliorations significatives. La majorité des enfants (92 %) ont présenté une fonction motrice stable ou améliorée, tandis que 35 % ont montré une meilleure capacité de déglutition et 30 % une amélioration de la respiration. La combinaison a été bien tolérée, sans effets secondaires graves. Ces données issues de la pratique clinique réelle suggèrent que la thérapie combinée pourrait bénéficier aux patients atteints de SMA dont la progression stagne après le traitement initial par thérapie génique.
Résumé détaillé
L'amyotrophie spinale (SMA) est une maladie génétique dévastatrice qui affaiblit progressivement les muscles, affectant la motricité, la respiration et la déglutition. Bien que trois traitements approuvés par la FDA aient transformé les pronostics, aucun ne constitue un remède, ce qui amène les familles et les médecins à explorer des thérapies combinées.
Cette étude rétrospective a examiné 20 enfants issus de six centres médicaux américains ayant reçu l'onasemnogene abeparvovec (une thérapie génique administrée en une seule fois), suivie du risdiplam (un médicament oral quotidien). La plupart des patients présentaient une SMA de type 1 sévère avec deux copies du gène SMN2. Le délai moyen entre les deux traitements était de 15,2 mois, le risdiplam ayant été initié à un âge moyen de 24,9 mois.
Les résultats ont été encourageants dans plusieurs domaines. Sur le plan de la fonction motrice, 92 % des enfants ont présenté une stabilisation ou une amélioration lors des évaluations standardisées après l'ajout du risdiplam. La fonction de déglutition s'est améliorée chez 35 % des patients — notamment, trois enfants présentant de graves difficultés d'alimentation ont pu commencer à s'alimenter oralement par voie gustative. La fonction respiratoire s'est améliorée chez 30 % des patients, certains enfants réduisant leur dépendance au ventilateur d'une assistance à temps plein à une assistance nocturne uniquement.
Le profil de sécurité était rassurant, sans événements indésirables graves attribués à la thérapie combinée. Un seul enfant a arrêté le risdiplam en raison d'une efficacité perçue insuffisante. La raison la plus fréquente pour initier le risdiplam était une amélioration insuffisante ou un plateau après la thérapie génique (75 % des cas).
Ces résultats suggèrent que la thérapie combinée pourrait bénéficier aux patients atteints de SMA n'atteignant pas des résultats optimaux avec la seule thérapie génique. Toutefois, il s'agissait d'une petite étude rétrospective sans groupe contrôle, et des essais prospectifs de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs.
Principales conclusions
- 92% of children showed stable or improved motor function after adding risdiplam to gene therapy
- 35% had improved swallowing function, with some able to begin oral feeding
- 30% showed respiratory improvements, including reduced ventilator dependence
- No serious adverse events were observed with the combination therapy
- Most common reason for combination therapy was plateau after gene therapy alone
Méthodologie
Série de cas rétrospective portant sur 20 enfants issus de six centres neuromusculaires américains ayant reçu l'onasemnogene abeparvovec suivi du risdiplam. La fonction motrice a été évaluée à l'aide des échelles CHOP-INTEND et HFMSE, tandis que les résultats respiratoires et de déglutition ont été évalués cliniquement.
Limites de l'étude
La petite taille de l'échantillon, le schéma rétrospectif sans groupe témoin et les périodes de suivi variables limitent la généralisabilité des résultats. Des études prospectives de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer l'efficacité et établir le moment optimal pour la thérapie combinée.
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