L'infection COVID vieillit les vaisseaux sanguins de 5 ans, même dans les cas bénins
De nouvelles recherches révèlent que la COVID accélère le vieillissement artériel d'environ 5 ans, en particulier chez les femmes, augmentant ainsi les risques cardiovasculaires à long terme.
Résumé
Une grande étude internationale a révélé que l'infection par le COVID-19 accélère le vieillissement des vaisseaux sanguins d'environ cinq ans, même dans les cas légers ne nécessitant pas d'hospitalisation. Les chercheurs ont mesuré la rigidité artérielle chez près de 2 400 personnes dans 16 pays et ont découvert que tous les patients atteints du COVID, quelle que soit la gravité de la maladie, présentaient des artères plus rigides que les personnes non infectées. Les femmes étaient particulièrement touchées : celles ayant contracté un COVID léger présentaient un vieillissement artériel équivalent à cinq années supplémentaires. Ce vieillissement vasculaire se traduit par un risque accru de 3 % de maladie cardiovasculaire chez une femme de 60 ans. La vaccination semblait protectrice, les personnes vaccinées présentant moins de lésions artérielles. Les effets étaient les plus marqués chez les personnes souffrant de symptômes de COVID long, tels que la fatigue et l'essoufflement.
Résumé détaillé
L'infection par la COVID-19 semble accélérer le vieillissement des vaisseaux sanguins d'environ cinq ans, même dans les cas bénins, selon une recherche pionnière publiée dans le European Heart Journal. Ce vieillissement vasculaire pourrait augmenter significativement les risques à long terme de maladies cardiaques et d'AVC, rendant cruciales l'identification précoce et la prévention pour des millions de survivants de la COVID dans le monde entier.
Les chercheurs ont étudié 2 390 personnes dans 16 pays, mesurant la rigidité artérielle par vélocimétrie de l'onde de pouls six et douze mois après l'infection. Tous les patients atteints de COVID ont présenté des artères plus rigides par rapport aux personnes non infectées, les femmes étant les plus touchées. Les femmes ayant contracté une forme bénigne de COVID ont présenté un vieillissement artériel équivalent à cinq ans, se traduisant par une augmentation de 3 % du risque de maladie cardiovasculaire pour une femme de 60 ans.
L'étude a mis en évidence des facteurs protecteurs importants et des profils de risque. Les personnes vaccinées ont généralement présenté moins de lésions artérielles que les patients non vaccinés. Les personnes souffrant de symptômes de COVID long, tels que l'essoufflement et la fatigue, ont connu un vieillissement vasculaire plus prononcé. Les patients en soins intensifs ont présenté la rigidification artérielle la plus sévère, même si les cas bénins ont également montré des modifications cliniquement significatives.
Ces résultats ont des implications majeures pour la prise en charge médicale post-COVID. La recherche suggère que des millions de survivants de la COVID pourraient faire face à des risques cardiovasculaires élevés pendant des années après l'infection. Les professionnels de santé devraient envisager un suivi cardiovasculaire renforcé pour les survivants de la COVID, en particulier les femmes et ceux présentant des symptômes persistants. L'effet protecteur de la vaccination renforce son importance au-delà de la prévention de l'infection aiguë, réduisant potentiellement les complications vasculaires à long terme et soutenant la santé cardiovasculaire à l'ère post-pandémique.
Principales conclusions
- COVID infection ages arteries by ~5 years even in mild cases, with women more affected than men
- Vaccinated individuals showed less arterial damage compared to unvaccinated COVID patients
- Long COVID symptoms correlate with greater vascular aging and arterial stiffness
- All COVID severity levels increased cardiovascular disease risk by 3% in 60-year-old women
- Vascular aging effects appeared to stabilize or slightly improve over 12-month follow-up
Méthodologie
Ceci est un rapport d'actualité scientifique de ScienceDaily couvrant une étude évaluée par les pairs et publiée dans le European Heart Journal. L'étude a inclus 2 390 participants provenant de 16 pays, avec une méthodologie rigoureuse basée sur des mesures de la vitesse de l'onde de pouls. La crédibilité de la source est élevée compte tenu du prestige de la revue et de la portée internationale de l'étude.
Limites de l'étude
L'article semble incomplet, s'interrompant en plein milieu d'une phrase dans la section d'explication. Un suivi à long terme au-delà de 12 mois est nécessaire pour comprendre la persistance des effets vasculaires. Le mécanisme à l'origine des différences entre les sexes et de la protection conférée par la vaccination nécessite des investigations supplémentaires.
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