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La créatine ne provoque pas la chute des cheveux, confirme le premier essai contrôlé

Un ECR de 12 semaines conclut que la supplémentation en créatine n'entraîne aucune modification des taux de DHT ni des marqueurs mesurables de la santé des follicules pileux.

vendredi 5 juin 2026 0 vue
Publié dans J Int Soc Sports Nutr
Close-up of a healthy scalp under dermoscope light, with dense dark hair follicles visible, beside a small pile of white creatine powder on a clean surface.

Résumé

Un essai contrôlé randomisé en double aveugle de 12 semaines portant sur 38 hommes entraînés en résistance a montré que la supplémentation quotidienne en créatine monohydrate (5 g/jour) n'augmentait pas la dihydrotestostérone (DHT), ne modifiait pas le rapport DHT/testostérone et n'avait pas d'effet négatif sur la santé des follicules pileux par rapport au placebo. La densité capillaire, le nombre d'unités folliculaires et l'épaisseur cumulée des cheveux ont été évalués à l'aide du système de dermatoscopie FotoFinder et de tests trichogrammes au niveau du vertex du cuir chevelu. Bien que la testostérone totale ait augmenté et que la testostérone libre ait diminué au fil du temps dans les deux groupes, ces variations étaient indépendantes de la supplémentation. Cette étude est la première à mesurer directement les paramètres des follicules pileux à la suite d'une utilisation de créatine, apportant des preuves solides contre l'affirmation largement répandue selon laquelle la créatine accélère la chute des cheveux.

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Résumé détaillé

L'affirmation selon laquelle la supplémentation en créatine provoque la chute des cheveux circule largement parmi les athlètes et les amateurs de fitness, alimentée en grande partie par une seule étude de 2009 suggérant qu'une utilisation à court terme de la créatine élevait le DHT — l'androgène principalement responsable de l'alopécie androgénétique. Malgré cela, aucune étude n'avait jamais mesuré directement la santé des follicules pileux chez les utilisateurs de créatine, laissant la question sans réponse. Cet essai a été conçu pour combler cette lacune.

Quarante-cinq hommes entraînés en résistance, âgés de 18 à 40 ans, ont été recrutés et randomisés en double aveugle pour recevoir soit 5 g/day de monohydrate de créatine, soit un placebo de maltodextrine d'apparence identique pendant 12 semaines. Les participants ont maintenu leurs habitudes alimentaires et ont effectué au moins trois séances d'entraînement en résistance par semaine. La conformité a été surveillée via des vérifications quotidiennes sur WhatsApp et la collecte des sachets de suppléments vides. Trente-huit participants ont complété l'étude (19 par groupe).

Des échantillons de sang prélevés au départ et à la semaine 12 ont mesuré la testostérone totale, la testostérone libre, le DHT, la créatinine et l'eGFR. La santé des follicules pileux a été évaluée par des dermatologues certifiés à l'aide du système de dermoscopie FotoFinder et de tests par trichogramme, en se concentrant sur le vertex du cuir chevelu — la région la plus susceptible à l'alopécie androgénétique. Les critères d'évaluation comprenaient la densité capillaire, le nombre d'unités folliculaires et l'épaisseur capillaire cumulée. Une ANOVA à mesures répétées avec analyse de sensibilité pour les valeurs aberrantes a été utilisée tout au long de l'étude.

Ni les niveaux de DHT ni le rapport DHT/testostérone ne différaient entre les groupes à aucun moment, et il n'y avait aucune interaction groupe-par-temps pour aucun critère hormonal ou capillaire. Les deux groupes ont présenté des augmentations de la testostérone totale et des diminutions de la testostérone libre sur la période de 12 semaines, mais ces changements n'étaient pas liés à la supplémentation. De manière déterminante, les trois mesures objectives de la santé des follicules pileux — densité, nombre d'unités folliculaires et épaisseur cumulée — sont demeurées statistiquement identiques entre les groupes créatine et placebo.

Ces résultats ont des implications importantes pour les millions de personnes qui utilisent la créatine à l'échelle mondiale. La crainte persistante de la chute des cheveux a probablement dissuadé certaines personnes de bénéficier de l'un des compléments sportifs les mieux validés disponibles. Cet essai, le premier à examiner directement la physiologie des follicules pileux en réponse à la créatine, apporte une forte assurance qu'une dose d'entretien standard de 5 g/day n'affecte pas défavorablement les voies de la chute des cheveux androgénique sur une fenêtre cliniquement significative de 12 semaines. Les limites comprennent un échantillon exclusivement masculin, une seule dose testée et l'absence de suivi au-delà de 12 semaines.

Principales conclusions

  • Creatine (5 g/day for 12 weeks) did not increase DHT or alter the DHT-to-testosterone ratio vs. placebo.
  • No significant differences in hair density, follicular unit count, or cumulative hair thickness between groups.
  • Total testosterone rose and free testosterone declined over time in both groups, independent of creatine use.
  • This is the first RCT to directly measure hair follicle health following creatine supplementation.
  • FotoFinder dermoscopy and trichogram testing at the vertex scalp showed no creatine-related changes.

Méthodologie

Essai clinique randomisé en double aveugle contre placebo ; 38 hommes entraînés en résistance randomisés pour recevoir soit 5 g/jour de créatine monohydrate, soit de la maltodextrine pendant 12 semaines. Les hormones ont été évaluées par analyse sérique ; la santé des follicules pileux a été évaluée par des dermatologues à l'aide de la dermoscopie FotoFinder et d'un trichogramme au niveau du scalp vertex au début de l'étude et à la semaine 12.

Limites de l'étude

L'étude n'a recruté que des hommes biologiques âgés de 18 à 40 ans, ce qui limite la généralisabilité des résultats aux femmes, aux adultes plus âgés ou aux personnes présentant une prédisposition génétique à l'alopécie. Une seule dose (5 g/jour) a été testée, sans phase de charge, et la fenêtre de 12 semaines ne permet pas nécessairement de capturer les effets d'une supplémentation à plus long terme. L'étude de 2009 à l'origine des préoccupations concernant la perte de cheveux utilisait une phase de charge, qui n'a pas été reproduite ici.

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