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Consommer davantage d'espèces alimentaires réduit le risque de mortalité de 9 % par espèce supplémentaire

Une étude de cohorte PREDIMED portant sur 7 210 personnes révèle que chaque espèce alimentaire supplémentaire consommée réduit le risque de mortalité toutes causes confondues de 9 % chez les adultes âgés à haut risque.

lundi 4 mai 2026 3 vues
Publié dans Sci Total Environ
A vibrant farmers market spread with dozens of colorful plant and animal food species — vegetables, fruits, fish, legumes — arranged on a rustic wooden table.

Résumé

Des chercheurs ont analysé la richesse en espèces alimentaires (DSR) — le nombre d'espèces végétales et animales uniques consommées — chez 7 210 adultes espagnols plus âgés présentant un risque cardiovasculaire élevé. Sur un suivi médian de 6 ans, chaque espèce alimentaire supplémentaire consommée était associée à une réduction de 9 % du risque de mortalité toutes causes confondues, avec des réductions similaires pour les décès d'origine cardiovasculaire, cancéreuse et autre. La DSR s'échelonnait de 16 à 57 espèces (médiane 48) et n'était que modérément corrélée à l'adhésion au régime méditerranéen, ce qui suggère que la biodiversité alimentaire capture une dimension diététique distincte. Ces résultats soutiennent des recommandations nutritionnelles mettant l'accent sur la variété entre espèces biologiques — et pas seulement entre groupes alimentaires — en tant que stratégie pratique de longévité.

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Résumé détaillé

Le concept de « biodiversité alimentaire » — consommer une grande variété d'espèces issues des règnes animal et végétal — s'impose de plus en plus comme une stratégie bénéfique à la fois pour la santé individuelle et pour la durabilité de la planète. Cette étude est l'une des premières à quantifier rigoureusement son association avec la mortalité au sein d'une large population à haut risque.

Les chercheurs ont utilisé les données de l'essai PREDIMED, une étude de référence portant sur 7 210 adultes espagnols âgés (âge médian 67 ans, 58 % de femmes) présentant un risque cardiovasculaire élevé. La richesse en espèces alimentaires (DSR) a été calculée de manière cumulative sur la durée de l'étude à partir de questionnaires annuels de fréquence alimentaire, en comptabilisant le nombre d'espèces végétales et animales uniques consommées par chaque participant. Des modèles de régression de Cox ajustés sur un ensemble complet de facteurs de confusion ont été utilisés pour évaluer les associations avec la mortalité toutes causes confondues et par cause spécifique.

Sur un suivi médian de 6 ans, 425 décès ont été enregistrés — 103 dus à des maladies cardiovasculaires, 169 à des cancers et 153 à d'autres causes. Chaque espèce alimentaire supplémentaire consommée était associée à un rapport de risque de 0,91 pour la mortalité toutes causes confondues, de 0,93 pour la mortalité cardiovasculaire, de 0,92 pour la mortalité par cancer et de 0,91 pour la mortalité par autres causes. Ces réductions sont frappantes et cohérentes dans toutes les catégories de décès.

Fait notable, la DSR n'était que modérément corrélée aux scores d'adhésion au régime méditerranéen, ce qui indique que la biodiversité alimentaire constitue un indicateur diététique réellement distinct — et non un simple substitut à l'alimentation méditerranéenne. Cela suggère que la diversité des espèces pourrait conférer des bénéfices indépendants, possiblement par le biais d'une plus grande diversité en phytonutriments, d'un enrichissement du microbiote intestinal ou d'une réduction de la monotonie alimentaire.

Parmi les réserves à formuler figurent le caractère observationnel de l'étude, qui ne permet pas d'établir de causalité, ainsi que le recours à des questionnaires de fréquence alimentaire auto-déclarés. La cohorte était limitée à des adultes espagnols âgés à haut risque cardiovasculaire, ce qui peut restreindre la généralisabilité des résultats. Néanmoins, ces conclusions délivrent un message convaincant et actionnable : diversifier les espèces dans son assiette pourrait contribuer de façon significative à allonger l'espérance de vie.

Principales conclusions

  • Each additional food species consumed was linked to a 9% lower all-cause mortality risk (HR 0.91).
  • CVD, cancer, and other-cause mortality all showed similar 7–9% risk reductions per additional species.
  • Dietary species richness ranged from 16 to 57 species (median 48) across 7,210 participants.
  • DSR was only moderately correlated with Mediterranean diet scores, suggesting it captures a distinct dietary dimension.
  • 425 deaths occurred over 6 years in this high-cardiovascular-risk cohort.

Méthodologie

Analyse prospective de cohorte portant sur 7 210 participants de l'étude PREDIMED, suivis pendant une médiane de 6 ans. La richesse en espèces alimentaires a été calculée de manière cumulative à partir de questionnaires annuels sur la fréquence de consommation alimentaire. Une régression de Cox à risques proportionnels avec ajustement complet sur les facteurs de confusion a été utilisée pour évaluer les associations avec la mortalité.

Limites de l'étude

La conception observationnelle ne permet pas d'établir de lien de causalité, et les données alimentaires reposaient sur des questionnaires auto-déclarés de fréquence alimentaire susceptibles d'être biaisés par les erreurs de mémoire. La cohorte était limitée à des adultes espagnols plus âgés présentant un risque cardiovasculaire élevé, ce qui restreint la généralisabilité des résultats à des populations plus jeunes ou à risque plus faible.

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