Les hormones dominent le dopage sportif et représentent les deux tiers de toutes les violations
Une revue exhaustive révèle que les androgènes, l'EPO et l'hormone de croissance demeurent les agents dopants les plus puissants et les plus largement utilisés dans le sport.
Résumé
Ce chapitre d'Endotext propose une vue d'ensemble détaillée du dopage hormonal dans le sport de compétition. Il explique comment la performance sportive repose sur quatre composantes clés — la technique, la force, l'endurance et la récupération — et comment certaines hormones sont exploitées pour obtenir un avantage dans chacune d'elles. Les androgènes dominent les infractions aux règles antidopage, en particulier dans les sports de force et les sports de combat, en augmentant la masse musculaire et la force. Le dopage sanguin via les agents stimulant l'érythropoïèse améliore l'endurance en optimisant le transport d'oxygène. L'hormone de croissance et ses sécrétagogues sont utilisés pour la récupération, bien que les preuves de leur bénéfice ergogénique restent faibles. Les hormones représentent environ les deux tiers de l'ensemble des violations aux règles antidopage détectées dans le monde. Cette revue aborde également les glucocorticoïdes et les hormones thyroïdiennes, en soulignant qu'une utilisation chronique des deux est vraisemblablement contre-productive pour la performance sportive.
Résumé détaillé
Le dopage hormonal dans le sport n'est pas simplement une question d'équité — il se situe à l'intersection de l'endocrinologie, de la pharmacologie et de la santé publique. Comprendre quelles hormones sont détournées, comment elles agissent et comment elles sont détectées est essentiel pour les cliniciens, les professionnels de la médecine du sport et les autorités antidopage.
Ce chapitre, rédigé par le professeur David Handelsman de l'Université de Sydney et publié dans la ressource de référence complète Endotext, passe en revue le panorama de l'utilisation d'hormones dopantes dans le sport de compétition. Il couvre le cadre de l'Agence mondiale antidopage, la méthodologie de détection et les bases physiologiques expliquant pourquoi certaines hormones sont exploitées dans des sports spécifiques.
La revue identifie quatre piliers de la performance athlétique — la technique, la force, l'endurance et la récupération — et les associe chacun à des stratégies de dopage spécifiques. Les androgènes (incluant les stéroïdes naturels, les composés stéroïdiens synthétiques et les agents non stéroïdiens plus récents tels que les SARMs) constituent la classe d'agents dopants la plus souvent détectée et sont particulièrement détournés dans les sports de force, de combat et de contact, en raison de leur capacité à augmenter la masse musculaire et la force. Les agents stimulant l'érythropoïèse et le dopage sanguin sont les outils privilégiés des athlètes d'endurance, car ils augmentent la capacité de transport de l'oxygène. L'hormone de croissance et ses sécrétagogues sont utilisés principalement pour accélérer la récupération après l'entraînement et les blessures, bien que les preuves convaincantes d'un bénéfice ergogénique demeurent insuffisantes.
Les hormones représentent collectivement environ deux tiers de toutes les violations des règles antidopage détectées dans le monde. Bien que les androgènes restent relativement détectables, les hormones peptidiques, les sécrétagogues de l'hormone de croissance et les transfusions sanguines autologues continuent d'échapper à une détection fiable. Les glucocorticoïdes, utilisés de façon chronique, semblent altérer la fonction musculaire ; une utilisation à haute dose sur une courte durée peut atténuer la perception de la fatigue, mais n'est pas interdite. L'usage abusif d'hormones thyroïdiennes est probablement contre-productif, car l'hyperthyroïdie favorise la fonte musculaire.
Pour les cliniciens, cette revue offre un cadre pratique permettant de reconnaître un éventuel dopage hormonal chez des patients athlètes de compétition, de comprendre la logique physiologique sous-jacente à chaque classe de substances et de prendre la mesure des défis persistants en matière de détection et de réglementation.
Principales conclusions
- Hormones account for approximately two-thirds of all anti-doping rule violations detected globally.
- Androgens — including SARMs — are the most widely detected doping agents, particularly in power and combat sports.
- Erythropoiesis-stimulating agents and blood doping are favored in endurance sports for boosting oxygen delivery.
- Growth hormone and secretagogues are used for recovery acceleration, but convincing ergogenic evidence is lacking.
- Chronic glucocorticoid and thyroid hormone use are likely counterproductive for athletic performance.
Méthodologie
Il s'agit d'un chapitre de revue narrative publié dans Endotext, un ouvrage de référence en endocrinologie continuellement mis à jour en ligne. Il synthétise la littérature existante et les cadres réglementaires plutôt que de présenter des données expérimentales originales. La mise à jour la plus récente date de décembre 2025.
Limites de l'étude
Ce résumé est basé uniquement sur le résumé et l'aperçu des chapitres, le texte intégral n'étant pas librement accessible. En tant que revue narrative, le chapitre ne comprend pas de statistiques méta-analytiques ni d'évaluation systématique du risque de biais. La qualité des preuves concernant certains agents (par exemple, l'hormone de croissance en tant qu'agent ergogénique) est signalée comme insuffisante dans le résumé lui-même.
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