Les plantes d'intérieur favorisent la restauration mentale et le bien-être dans les environnements domestiques
Une étude révèle comment différents types de verdure dans les chambres et les salons favorisent la restauration psychologique et les émotions positives.
Résumé
Des chercheurs ont étudié la perception de 331 adultes face à des espaces domestiques agencés différemment selon la présence de végétaux. Les pièces avec des plantes ont été jugées plus propices à la restauration psychologique et plus agréables sur le plan émotionnel que les espaces sans plantes. La verdure intégrée (plantes incorporées dans le mobilier) rendait les espaces plus fascinants, mais aussi plus chaotiques que les plantes en pot traditionnelles. Les traits de personnalité individuels, notamment l'ouverture à l'expérience et le lien avec la nature, influençaient la façon dont les personnes évaluaient ces environnements.
Résumé détaillé
Cette étude révolutionnaire comble une lacune importante dans la recherche en psychologie environnementale en examinant comment différents types de verdure intérieure affectent le bien-être psychologique dans les environnements domestiques. Alors que les recherches précédentes se sont principalement concentrées sur les espaces publics tels que les bureaux et les hôpitaux, cette investigation s'est spécifiquement intéressée aux chambres et aux salons, où les personnes passent la majeure partie de leur temps.
Les chercheurs ont présenté à 331 adultes des images d'intérieurs domestiques selon trois conditions : absence de verdure, plantes en pot, et plantes intégrées directement dans le mobilier. Les participants ont évalué chaque espace selon sa capacité restauratrice perçue (aptitude à restaurer l'énergie mentale et à réduire le stress) et ses qualités affectives (réponses émotionnelles suscitées par l'environnement). L'étude a également examiné deux types de verdure intégrée : des plantes non grimpantes incorporées dans des modules de mobilier, et des plantes grimpantes soutenues par des structures spécialisées.
Les résultats ont montré de manière constante que toute forme de verdure améliorait les bénéfices psychologiques des espaces intérieurs. Les pièces avec des plantes étaient perçues comme significativement plus restauratrices et associées à des émotions plus positives par rapport aux environnements sans plantes. Cependant, le type de verdure avait son importance : les plantes intégrées rendaient les espaces plus fascinants et moins monotones que les plantes en pot traditionnelles, mais engendraient également une impression de désordre et réduisaient la cohérence de l'aménagement.
Les différences individuelles ont joué un rôle déterminant dans ces évaluations. Les personnes présentant une plus grande ouverture à l'expérience et un lien plus fort avec la nature percevaient systématiquement les environnements comme moins chaotiques, ce qui suggère que les traits de personnalité et l'affinité avec la nature influencent la façon dont nous percevons le design biophilique et dont nous en tirons bénéfice. Ce résultat a des implications importantes pour des approches personnalisées de design d'intérieur.
La recherche soutient le champ en plein essor du design biophilique, qui intègre des éléments naturels dans les environnements bâtis afin de contrecarrer les effets négatifs de l'urbanisation et de la vie en intérieur. Les personnes passant 90 % de leur temps à l'intérieur, ces résultats offrent des orientations pratiques pour créer des environnements domestiques plus sains, favorisant la restauration mentale et le bien-être émotionnel.
Principales conclusions
- Rooms with any type of greenery scored higher on psychological restoration than plant-free spaces
- Integrated greenery increased fascination but also perceived chaos compared to potted plants
- Individual openness to experience and nature connection reduced perceived environmental chaos
- Both bedrooms and living rooms showed similar benefits from plant integration
Méthodologie
Étude transversale portant sur 331 adultes, évaluant des images numériques de chambres à coucher et de salons dans trois conditions de verdure. Les participants ont complété des échelles validées mesurant la capacité restauratrice perçue, les qualités affectives, les traits de personnalité et le lien avec la nature.
Limites de l'étude
L'étude a utilisé des images numériques plutôt que des environnements réels, ce qui limite la validité écologique. L'échantillon n'était pas représentatif de l'ensemble des données démographiques, et les effets à long terme de la vie avec différents types de verdure n'ont pas été évalués. Les facteurs culturels et socioéconomiques influençant les préférences en matière de plantes n'ont pas été examinés.
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