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Un nouveau médicament à ARN réduit le mauvais cholestérol de 40 % dans une maladie génétique rare

Zodasiran se révèle prometteur pour les patients atteints d'un trouble héréditaire sévère du cholestérol, offrant un espoir au-delà des traitements traditionnels.

samedi 28 mars 2026 0 vue
Publié dans The lancet. Diabetes & endocrinology
Scientific visualization: New RNA Drug Cuts Dangerous Cholesterol by 40% in Rare Genetic Condition

Résumé

Un médicament révolutionnaire à base de RNA appelé zodasiran a réduit le LDL dangereux jusqu'à 40 % chez des patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote, une maladie génétique rare provoquant des taux de cholestérol extrêmement élevés. Cet essai de phase 2 a testé 18 patients ayant reçu des injections trimestrielles sur une période de 18 mois. Le médicament agit en ciblant l'ANGPTL3, une protéine impliquée dans le métabolisme des graisses, grâce à un mécanisme indépendant des voies traditionnelles de réduction du cholestérol. Les patients ont présenté des réductions durables du cholestérol avec des effets secondaires minimes, principalement des symptômes de rhume. Cela représente une avancée significative pour les personnes atteintes de cette maladie potentiellement mortelle qui ne répondent souvent pas de manière adéquate aux traitements standard.

Résumé détaillé

Les chercheurs ont réalisé une avancée majeure dans le traitement de l'hypercholestérolémie familiale homozygote (HoFH), une maladie génétique rare touchant environ 1 personne sur 300 000 dans le monde. Cette pathologie provoque des taux de cholestérol extrêmement élevés dès la naissance, entraînant des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux dès l'enfance ou au début de l'âge adulte, malgré un traitement médical maximal.

L'essai GATEWAY a évalué le zodasiran, un médicament innovant à interférence ARN qui inhibe ANGPTL3, une protéine hépatique régulant le métabolisme des graisses. Contrairement aux statines et autres médicaments contre le cholestérol qui dépendent de récepteurs LDL fonctionnels, le zodasiran agit par une voie indépendante, ce qui le rend particulièrement précieux pour les patients atteints de HoFH dont les récepteurs LDL sont sévèrement altérés.

Dix-huit patients ont reçu des injections sous-cutanées trimestrielles de 200 mg ou 300 mg de zodasiran pendant six mois, suivies d'une période d'extension de 18 mois. Bien qu'ils suivissent déjà un traitement hypolipémiant maximal, les participants ont obtenu des réductions remarquables de 36 à 40 % de leur taux de LDL cholestérol. Les patients prenant également des inhibiteurs de PCSK9 ont observé des améliorations encore plus importantes, avec une baisse du cholestérol de 56 %.

Le traitement a démontré un excellent profil de sécurité, sans effets indésirables graves liés au médicament, ni décès, ni arrêt de traitement. Les effets secondaires étaient légers et typiques de tout médicament injectable, notamment des symptômes grippaux occasionnels et des réactions au site d'injection.

En matière de longévité et de santé cardiovasculaire, cela représente un changement de paradigme dans la prise en charge des troubles sévères du cholestérol. Le schéma d'administration trimestriel offre des avantages pratiques par rapport aux médicaments à prise quotidienne, susceptibles d'améliorer l'observance à long terme. Bien que cette étude se soit concentrée sur une maladie génétique rare, la voie ANGPTL3 pourrait s'avérer utile pour des stratégies plus larges de gestion du cholestérol.

Les limites comprennent la faible taille de l'échantillon et l'arrêt prématuré de l'essai pour des raisons commerciales. Des essais de phase 3 de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs.

Principales conclusions

  • Zodasiran reduced LDL cholesterol by 36-40% in patients with severe genetic cholesterol disorder
  • Quarterly injections maintained cholesterol reductions for 18 months with excellent safety profile
  • Combined with PCSK9 inhibitors, cholesterol dropped by an impressive 56%
  • No serious drug-related side effects or treatment discontinuations occurred
  • Drug works independently of LDL receptors, offering new pathway for cholesterol control

Méthodologie

Essai de phase 2 ouvert et randomisé portant sur 18 patients âgés de 16 ans et plus atteints d'HoFH documentée. Les participants ont reçu des injections sous-cutanées trimestrielles de zodasiran à 200 mg ou 300 mg pendant 6 mois, suivies d'une extension de 18 mois avec une dose de 200 mg.

Limites de l'étude

La taille d'échantillon très réduite, limitée à 18 patients, restreint la généralisabilité des résultats. L'étude a été interrompue prématurément pour des raisons commerciales, ce qui a empêché une évaluation complète des effets à long terme. Les résultats peuvent ne pas s'appliquer à des populations plus larges présentant des troubles du cholestérol moins sévères.

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