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Une étude en laboratoire montre que le NMN pénètre dans la peau artificielle et stimule la production de collagène

Des recherches montrent que le NMN peut pénétrer les couches cutanées et stimuler la synthèse de collagène dans les fibroblastes.

lundi 6 avril 2026 0 vue
Publié dans J Cosmet Dermatol
Close-up cross-section view of layered skin tissue with glowing NMN molecules penetrating through the upper layers, highlighting collagen fibers

Résumé

Des chercheurs japonais ont testé si le nicotinamide mononucléotide (NMN), un précurseur du NAD+ associé à l'anti-vieillissement, pouvait traverser des membranes cutanées artificielles. En utilisant un filtrat fermenté à la levure contenant du NMN, ils ont constaté que le composé pénétrait avec succès jusqu'à la couche du derme papillaire et augmentait significativement la production de collagène de type I dans les fibroblastes humains. L'étude a également montré que le NMN restait stable dans la formulation pendant environ 7 mois à température ambiante, ce qui suggère un potentiel pour des applications cosmétiques ciblant le vieillissement cutané.

Résumé détaillé

Alors que les niveaux de NAD+ diminuent avec l'âge et contribuent au vieillissement cutané, les chercheurs étudient si l'application topique de précurseurs de NAD+ tels que le mononucléotide de nicotinamide (NMN) pourrait offrir des bénéfices anti-âge. Cette étude a examiné la capacité du NMN à pénétrer la peau et à influencer la fonction cellulaire lorsqu'il est formulé dans un filtrat fermenté à base de levure (YFF).

Les chercheurs ont utilisé des membranes artificielles Strat-M dans des cellules de diffusion de Franz pour tester la perméation du NMN sur 24 heures. Ils ont eu recours à la spectrométrie de masse par imagerie avancée (MALDI-IMS) pour cartographier précisément l'accumulation du NMN au sein des couches membranaires, et ont étudié ses effets sur des fibroblastes dermiques humains.

Les résultats ont montré que le NMN pénétrait avec succès la peau artificielle, mais restait localisé dans les régions du stratum corneum et du derme papillaire, sans atteindre les tissus sous-cutanés plus profonds. Fait particulièrement important, lorsque les fibroblastes humains ont été traités avec du NMN, la production de collagène de type I a augmenté de façon significative par rapport aux témoins. Ce résultat est d'autant plus pertinent que la synthèse de collagène par les fibroblastes du derme papillaire contribue à prévenir les rides et le relâchement cutané.

Les tests de stabilité ont révélé que le NMN se dégradait selon une cinétique de premier ordre, avec une demi-vie d'environ 7 mois à 20°C lorsqu'il est formulé dans du YFF. À des températures élevées, la dégradation s'est accélérée de façon significative : 90 % du NMN restait stable à 40°C pendant 72 heures, mais une décomposition rapide survenait entre 60 et 80°C.

Ces résultats suggèrent que le NMN appliqué par voie topique pourrait potentiellement améliorer la structure cutanée en stimulant la production de collagène dans la couche du derme papillaire où résident les fibroblastes. Cependant, cette étude étant in vitro et réalisée sur des membranes artificielles, la pénétration dans la peau humaine et l'efficacité clinique restent à démontrer.

Principales conclusions

  • NMN penetrated artificial skin membranes but stayed localized in upper dermal layers
  • Collagen type I production increased significantly in NMN-treated human fibroblasts
  • NMN remained stable in yeast filtrate formulation for ~7 months at room temperature
  • MALDI imaging showed NMN concentrated in stratum corneum and papillary dermis regions

Méthodologie

Les chercheurs ont utilisé des cellules de diffusion Franz avec des membranes artificielles Strat-M pour tester la perméation du NMN sur 24 heures, ont eu recours à la spectrométrie de masse par imagerie MALDI pour une cartographie précise de la localisation, et ont mesuré la production de collagène dans des fibroblastes dermiques humains par ELISA.

Limites de l'étude

L'étude a utilisé des membranes artificielles plutôt que de la peau humaine, n'a testé que des réponses cellulaires in vitro, et n'a examiné qu'un seul point temporel de 24 heures sans données à long terme sur l'innocuité ou l'efficacité.

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