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Un syndrome génétique rare présente un taux de mortalité de 38 % avant l'âge de 18 ans, l'insuffisance respiratoire étant la principale cause de décès

La plus grande étude de cohorte jamais réalisée sur le syndrome de Sanjad-Sakati révèle une atteinte multi-systémique dévastatrice et une survie médiane de seulement 27 ans.

jeudi 11 juin 2026 3 vues
Publié dans J Clin Endocrinol Metab
A pediatric endocrinology clinic room with a small child on an examination table, a physician reviewing a chart, medical monitors in background, soft clinical lighting

Résumé

Le syndrome de Sanjad-Sakati (SSS) est une maladie héréditaire rare entraînant un retard de croissance sévère, une déficience intellectuelle et un hypoparathyroïdisme. Une nouvelle étude de registre international portant sur 135 patients de la région du Golfe — la plus grande cohorte de SSS jamais rapportée — révèle que les personnes atteintes présentent un retard de croissance extrême, un retard de développement universel, des crises convulsives fréquentes et des infections récurrentes. Seulement 62 % survivent jusqu'à l'âge de 18 ans, l'insuffisance respiratoire étant responsable de 84 % de l'ensemble des décès. L'étude documente un éventail de complications plus large que ce qui était reconnu jusqu'alors, notamment des dysfonctionnements thyroïdiens, une hypoglycémie et une néphrocalcinose, soulignant l'urgence d'élaborer des recommandations de prise en charge multidisciplinaire standardisées pour cette affection encore mal caractérisée.

Résumé détaillé

Le syndrome de Sanjad-Sakati (SSS) est une maladie autosomique récessive rare causée par une mutation fondatrice dans le gène TBCE. Caractérisé par une hypoparathyroïdie, un handicap intellectuel sévère et des traits faciaux distinctifs, le SSS touche de manière disproportionnée les populations de la péninsule arabique. Malgré sa gravité, le spectre clinique complet et les issues à long terme sont restés mal définis en raison de la rareté du syndrome et de sa concentration géographique.

Des chercheurs ont mené une étude internationale de registre multicentrique, collectant des données cliniques et génétiques auprès de 135 individus en Arabie saoudite, à Oman et au Koweït, au moyen d'enquêtes REDCap. La cohorte allait de nouveau-nés à des patients âgés de 30 ans, avec un âge médian de 9,1 ans et une répartition par sexe approximativement égale. Tous les patients ayant fait l'objet de tests génétiques étaient porteurs de la même mutation fondatrice homozygote du gène TBCE.

Les principaux résultats dressent un tableau clinique préoccupant. Un retard de croissance intra-utérin sévère était universel, et les scores z de taille postnatale sont restés extrêmement bas (-7 à -8) tout au long de la vie. Chaque patient présentait une hypoparathyroïdie ; les complications endocriniennes supplémentaires comprenaient une hypothyroïdie dans 16,5 % des cas, une hypoglycémie dans 27,8 % des cas, et des déficits en hormones hypophysaires. Des convulsions hypocalcémiques ont touché 64 % des patients, une néphrocalcinose 62 %, et des infections respiratoires récurrentes 64 %. Une prophylaxie antibiotique a été utilisée chez 35 % des patients.

Les données de mortalité sont frappantes. L'analyse de Kaplan-Meier a estimé la survie médiane à seulement 27,2 ans, avec seulement 62,4 % des patients survivant jusqu'à l'âge de 18 ans. L'insuffisance respiratoire était la cause du décès dans 84 % des 25 décès recensés, soulignant la prise en charge des voies aériennes et pulmonaires comme le besoin clinique non satisfait le plus critique.

Ces résultats ont des implications directes sur la façon dont le SSS devrait être pris en charge. L'étendue des complications endocriniennes, respiratoires, rénales et gastro-intestinales exige une approche multidisciplinaire coordonnée. Les cliniciens prenant en charge des patients atteints de SSS — en particulier dans les régions où la consanguinité rend cette mutation plus fréquente — devraient anticiper une atteinte multi-organique et donner la priorité à une surveillance respiratoire proactive ainsi qu'à des stratégies de prévention des infections.

Principales conclusions

  • Only 62.4% of SSS patients survive to age 18; median survival is just 27.2 years.
  • Respiratory failure caused 84% of deaths, making pulmonary care the top clinical priority.
  • 100% of patients had hypoparathyroidism and developmental delay; 64% experienced hypocalcemic seizures.
  • Additional endocrine complications: hypothyroidism (16.5%), hypoglycemia (27.8%), pituitary deficiencies.
  • Nephrocalcinosis occurred in 62% of patients, indicating chronic hypercalciuria as a significant comorbidity.

Méthodologie

Il s'agissait d'une étude de registre rétrospective multicentrique utilisant REDCap pour collecter des données cliniques et génétiques auprès de 135 patients atteints de SSS dans des centres tertiaires en Arabie saoudite, à Oman et au Koweït. L'analyse de survie a été réalisée selon la méthode de Kaplan-Meier. La cohorte représente la plus grande base de données SSS rapportée à ce jour.

Limites de l'étude

Ce résumé est basé uniquement sur le résumé de l'article, le texte intégral n'étant pas en accès libre. Le registre est limité géographiquement à la région du Golfe, ce qui peut restreindre la généralisabilité des résultats. Les études de registre rétrospectives sont sujettes aux biais d'ascertainement et aux données incomplètes, et les pratiques thérapeutiques variaient selon les centres.

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