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Le sémaglutide montre des résultats prometteurs pour réduire la consommation d'alcool dans un essai clinique

Le premier essai randomisé constate que des injections hebdomadaires de semaglutide ont réduit les envies d'alcool et la consommation d'alcool chez des adultes souffrant de trouble lié à l'usage de l'alcool.

dimanche 29 mars 2026 0 vue
Publié dans JAMA Psychiatry2 en appui84 citations au total
Close-up of a weekly injection pen next to a glass of alcohol, with molecular structures of semaglutide floating in the background

Résumé

Un essai clinique novateur a testé le semaglutide, un médicament contre le diabète et l'obésité, chez 48 adultes souffrant d'un trouble lié à l'usage de l'alcool. Sur une période de 9 semaines, les participants recevant des injections hebdomadaires de semaglutide (0,25-1,0mg) ont présenté des réductions significatives de la consommation d'alcool lors des tests en laboratoire, une diminution du nombre de verres consommés par jour de consommation, ainsi qu'une réduction des envies hebdomadaires d'alcool par rapport au placebo. Cet agoniste des récepteurs GLP-1 a également réduit la consommation de cigarettes chez les fumeurs actifs. Bien que prometteuse, cette petite étude de phase 2 nécessite des essais à plus grande échelle pour confirmer l'efficacité du traitement contre la dépendance à l'alcool.

Résumé détaillé

Les troubles liés à l'usage de l'alcool touchent des millions de personnes, mais moins de 10 % d'entre elles reçoivent un traitement, ce qui crée un écart considérable dans la prise en charge médicale. Cet essai randomisé de phase 2 a cherché à déterminer si le sémaglutide, un agoniste des récepteurs GLP-1 approuvé pour le diabète et l'obésité, pouvait réduire la consommation d'alcool chez des adultes atteints de troubles liés à l'usage de l'alcool ne recherchant pas de traitement.

Les chercheurs ont recruté 48 participants (71 % de femmes, âge moyen de 40 ans) qui ont reçu soit des injections hebdomadaires de sémaglutide (à dose croissante, de 0,25 mg à 1,0 mg), soit un placebo, sur une période de 9 semaines. Le critère de jugement principal mesurait la consommation d'alcool lors de sessions en laboratoire contrôlées, avant et après le traitement.

Le sémaglutide a démontré des tailles d'effet moyennes à importantes dans la réduction de la consommation d'alcool en laboratoire : les participants consommaient significativement moins de grammes d'alcool et atteignaient des concentrations sanguines d'alcool maximales plus faibles. Les évaluations hebdomadaires ont montré que le sémaglutide réduisait le nombre de verres par jour de consommation ainsi que l'envie d'alcool par rapport au placebo, bien qu'il n'ait pas eu d'effet sur le nombre total de jours de consommation ni sur la consommation quotidienne moyenne. Il est notable que les fumeurs du groupe sémaglutide ont également réduit leur consommation de cigarettes.

Ces résultats apportent les premières preuves prospectives que le sémaglutide à faible dose peut réduire de manière significative la consommation d'alcool et l'envie d'en consommer. Ils revêtent une importance particulière compte tenu du nombre limité de traitements approuvés par la FDA pour les troubles liés à l'usage de l'alcool, ainsi que de la disponibilité clinique existante de ce médicament. Cependant, cette petite étude pilote nécessite une validation dans des essais de plus grande envergure et de plus longue durée avant toute mise en œuvre clinique.

Principales conclusions

  • Semaglutide reduced laboratory alcohol consumption with medium-to-large effect sizes
  • Weekly alcohol craving decreased significantly compared to placebo
  • Drinks per drinking day declined, though total drinking days unchanged
  • Cigarette smoking also decreased in current smokers receiving semaglutide
  • Treatment was well-tolerated with no serious adverse events

Méthodologie

Essai en double aveugle contrôlé par placebo portant sur 48 participants recevant des doses croissantes de semaglutide (0,25-1,0mg par semaine) sur 9 semaines. Les visites cliniques ambulatoires ont été combinées à des séances contrôlées d'auto-administration d'alcool en laboratoire afin de mesurer objectivement la consommation.

Limites de l'étude

La faible taille de l'échantillon (48 participants) limite la généralisabilité des résultats. La courte durée de 9 semaines ne permet pas d'évaluer l'efficacité ni l'innocuité à long terme. Les participants ne cherchaient pas activement un traitement, de sorte que les résultats peuvent ne pas s'appliquer à ceux qui sollicitent activement une prise en charge pour leur consommation d'alcool.

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