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Les femmes transgenres ne présentent aucun avantage athlétique par rapport aux femmes cisgenres après une hormonothérapie

Une méta-analyse portant sur 52 études révèle que les capacités physiques des hommes biologiques transgenres sont comparables à celles des femmes biologiques après une hormonothérapie de transition.

dimanche 5 juillet 2026 1 vue
Publié dans Br J Sports Med
Two athletes of similar build stretching side by side on a track at sunrise, warm light emphasizing muscle tone and shared effort.

Résumé

Une revue systématique et méta-analyse publiée dans le British Journal of Sports Medicine a analysé 52 études portant sur 6 485 participants afin de comparer la composition corporelle et la condition physique entre des individus transgenres et des individus cisgenres. Après une thérapie hormonale d'affirmation de genre (GAHT), les femmes transgenres présentaient une masse grasse, une masse maigre, une force musculaire et une capacité aérobie similaires à celles des femmes cisgenres. Les hommes transgenres, en revanche, affichaient une masse grasse plus élevée ainsi qu'une masse maigre et une force musculaire du haut du corps inférieures à celles des hommes cisgenres. La GAHT a entraîné des modifications physiologiques significatives dans les deux groupes sur une période d'un à trois ans. Malgré certaines différences résiduelles de masse maigre chez les femmes transgenres, les résultats globaux en matière de condition physique étaient comparables. La base de données probantes est en grande partie de faible niveau de certitude, ce qui souligne la nécessité de recherches de meilleure qualité.

Résumé détaillé

Les débats autour des athlètes transgenres dans le sport de compétition portent souvent sur la question de savoir si l'hormonothérapie d'affirmation de genre élimine complètement les différences physiologiques susceptibles de conférer des avantages athlétiques. Cette revue systématique et méta-analyse fournit les données les plus complètes à ce jour sur la comparaison de la composition corporelle et de la condition physique entre les individus transgenres et cisgenres.

Des chercheurs de l'Université de São Paulo ont effectué des recherches dans PubMed, Web of Science, Embase et SportDiscus, et ont finalement inclus 52 études portant sur 6 485 participants. Les résultats évalués comprenaient la masse grasse relative, la masse maigre relative, la force des membres supérieurs et inférieurs, ainsi que la consommation maximale d'oxygène (VO2max). Les études ont examiné à la fois les changements pré- et post-GAHT et les comparaisons directes avec des témoins cisgenres.

Chez les femmes transgenres, aucune différence statistiquement significative n'a été trouvée par rapport aux femmes cisgenres concernant la masse grasse, la masse maigre, la force des membres supérieurs ou inférieurs, ou le VO2max. Une GAHT d'une à trois ans a été associée à une augmentation de la masse grasse et à une réduction de la masse maigre et de la force des membres supérieurs chez les femmes transgenres. Les hommes transgenres présentaient une masse grasse plus élevée et une masse maigre et une force des membres supérieurs plus faibles que les hommes cisgenres, la GAHT produisant la trajectoire inverse — réduction de la masse grasse et augmentation de la masse maigre et de la force.

Les résultats suggèrent que, bien que les femmes transgenres puissent conserver une masse maigre légèrement plus élevée que les femmes cisgenres au niveau de la population, leur condition physique mesurable ne diffère pas de manière significative. Les auteurs concluent que les données actuelles ne soutiennent pas les théories d'un avantage athlétique inhérent des femmes transgenres sur les femmes cisgenres.

Il est important de noter que la qualité des données est majoritairement évaluée comme très faible à modérée selon les critères GRADE, et qu'une hétérogénéité significative existe entre les études. Des recherches longitudinales plus rigoureuses sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions fermes en matière de politique.

Principales conclusions

  • Transgender women showed no significant differences in strength, VO2max, or body composition versus cisgender women.
  • Transgender men had higher fat mass and lower lean mass and upper-body strength than cisgender men.
  • GAHT over 1–3 years feminized body composition in transgender women and masculinized it in transgender men.
  • No evidence of inherent athletic advantage for transgender women over cisgender women was found.
  • Most evidence was rated very low to low certainty by GRADE, limiting definitive conclusions.

Méthodologie

Il s'agissait d'une revue systématique préenregistrée avec méta-analyse (PROSPERO : CRD42024562210) s'appuyant sur quatre bases de données majeures. Cinquante-deux études totalisant 6 485 participants ont été incluses, comparant la composition corporelle et la condition physique avant et après GAHT, ou par rapport à des témoins cisgenres. La qualité des preuves a été évaluée à l'aide du cadre GRADE.

Limites de l'étude

La majorité des études incluses ont été évaluées comme étant de très faible à faible niveau de certitude selon le système GRADE, ce qui limite la confiance dans les estimations groupées. L'hétérogénéité élevée entre les études en termes de conception, de durée du traitement hormonal d'affirmation de genre (GAHT) et de mesure des résultats réduit la généralisabilité. La revue n'a pas pu tenir pleinement compte de l'historique d'entraînement antérieur à la transition ni des mesures de performance spécifiques à chaque sport.

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