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La première greffe de foie de porc à un être humain vivant au monde survit 171 jours

Un foie de porc modifié sur 10 gènes a été transplanté pour la première fois chez un être humain vivant, fonctionnant pendant 31 jours avant d'être retiré en raison d'une complication inédite.

dimanche 5 juillet 2026 1 vue
Publié dans J Hepatol
A surgical team in an operating theater performing liver transplantation, with a large organ visible in a sterile basin on the instrument table under bright surgical lights

Résumé

Des chercheurs en Chine ont réalisé la première xénotransplantation hépatique auxiliaire porc-humain vivant au monde, en utilisant un foie de porc comportant 10 modifications génétiques. L'organe a été transplanté chez un patient atteint d'un cancer du foie inopérable, servant de pont en attente d'une transplantation hépatique humaine. Le foie de porc a fonctionné normalement pendant 31 jours, sans rejet ni infection. Au 38e jour, le foie a été retiré chirurgicalement après l'apparition d'une complication nouvellement documentée appelée microangiopathie thrombotique associée à la xénotransplantation (xTMA). Cette complication a été traitée avec succès grâce au médicament eculizumab et à des échanges plasmatiques. Le patient est finalement décédé au 171e jour des suites d'hémorragies gastro-intestinales répétées sans lien avec le xénogreffon lui-même. Ce cas établit la preuve de concept de la transplantation de foie de porc chez l'humain vivant et identifie la xTMA comme un obstacle majeur que le domaine doit surmonter.

Résumé détaillé

La pénurie mondiale d'organes tue des milliers de patients chaque année pendant qu'ils attendent un donneur compatible. La xénotransplantation — consistant à transplanter des organes d'animaux génétiquement modifiés chez des humains — a longtemps semblé prometteuse comme solution, mais la transplantation de foie de porc chez un receveur humain vivant n'avait jamais été rapportée jusqu'à présent.

Des chercheurs du Premier hôpital affilié de l'Université médicale d'Anhui, en collaboration avec l'Université agricole du Yunnan, ont transplanté un foie de porc génétiquement modifié en tant qu'organe auxiliaire chez un patient vivant atteint d'un grand carcinome hépatocellulaire jugé non éligible à une résection curative. Le foie de porc donneur comportait 10 modifications génétiques ciblées : des invalidations de gènes xénoantigènes qui déclenchent normalement un rejet immunitaire catastrophique, ainsi que l'insertion de sept transgènes humains conçus pour améliorer la compatibilité immunitaire et coagulatoire.

Durant les 31 premiers jours suivant l'opération, les résultats ont été remarquables. Aucun rejet hyperaigu ou aigu ne s'est produit. Le foie de porc a produit de la bile, corrigé les déficits de coagulation et maintenu une fonction hépatique métaboliquement active. La coagulopathie post-opératoire précoce — reflétée par une élévation des D-dimères et des produits de dégradation de la fibrine — a été prise en charge avec succès grâce à un traitement anticoagulant.

Au jour 38, cependant, l'équipe a identifié une microangiopathie thrombotique associée à la xénotransplantation (xTMA), une complication vasculaire potentiellement catastrophique documentée ici pour la première fois chez un receveur humain vivant. Le foie auxiliaire a été retiré, et la xTMA a ensuite été résolue grâce à l'eculizumab et aux échanges plasmatiques. Le patient a survécu 171 jours au total avant de décéder d'une hémorragie gastro-intestinale haute récidivante.

Ce cas historique démontre qu'un foie de porc modifié par 10 éditions géniques peut assurer une fonction cliniquement significative chez un humain vivant sans rejet aigu. Il identifie également la xTMA comme principal obstacle biologique à un succès à plus long terme. Les recherches futures devront se concentrer sur l'affinement des stratégies de génie génétique et sur les thérapies anti-complément prophylactiques afin de prévenir la xTMA et de rapprocher la xénotransplantation hépatique porcine de la viabilité clinique.

Principales conclusions

  • World's first pig-to-living-human auxiliary liver transplant achieved 31 days of functional survival without rejection.
  • A 10-gene-edited pig liver produced bile, corrected coagulation, and maintained metabolic liver function in a living patient.
  • Xenotransplantation-associated thrombotic microangiopathy (xTMA) emerged on day 38, requiring liver removal.
  • xTMA was successfully treated with eculizumab and plasma exchange, offering a management roadmap for the field.
  • Patient survived 171 days total; death was attributed to gastrointestinal hemorrhage, not xenograft rejection.

Méthodologie

Il s'agissait d'une étude de cas portant sur un seul patient, impliquant une xénogreffe hépatique auxiliaire porc-humain à l'aide d'un organe porcin donneur modifié par édition génique en 10 points. La fonction hépatique, les marqueurs métaboliques, les paramètres de coagulation et les indicateurs immunologiques ont été surveillés tout au long de la période périopératoire. Des analyses histopathologiques et immunologiques de la xTMA ont également été réalisées, constituant la première documentation de ce type chez un receveur humain vivant.

Limites de l'étude

Ce rapport repose sur un cas clinique unique, ce qui limite la généralisabilité et les conclusions statistiques. Le résumé est basé sur le seul résumé de l'article, le texte intégral n'étant pas en accès libre. La viabilité à long terme de la xénotransplantation de foie de porc reste non établie, et le décès du patient par hémorragie gastro-intestinale empêche toute évaluation de la longévité réelle du xénogreffon.

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