Longevity & AgingL'aspirine augmente le risque de décès par cancer chez les personnes âgées — Ce que révèlent les derniers essais cliniques
L'aspirine était autrefois célébrée pour sa capacité à prévenir les crises cardiaques et à réduire potentiellement le risque de cancer, ce qui en faisait un pilier de la médecine préventive. Mais une vague de nouvelles données probantes — dont l'essai ASPREE et son suivi de 2026 — remet en question ce consensus. Chez les adultes âgés sans antécédent de maladie cardiovasculaire, l'aspirine à faible dose n'a non seulement pas réussi à réduire la mortalité toutes causes confondues, mais a également été associée à une augmentation de la mortalité par cancer. Une revue de la Cochrane Library publiée en 2026 a encore complexifié le tableau, tandis qu'une étude parue dans Nature en 2025 a proposé un mécanisme possible par lequel l'aspirine pourrait néanmoins prévenir la métastase des cancers via les voies plaquettaires. Les recommandations actuelles ont évolué : l'aspirine n'est plus conseillée de manière généralisée en prévention primaire, bien qu'elle puisse conserver une utilité pour certains groupes à haut risque, comme les patients atteints du syndrome de Lynch.