Exercise & FitnessS'entraîner en fonction de son cycle menstruel n'apporte aucun gain musculaire supplémentaire
Une tendance croissante encourage les femmes à planifier des séances d'entraînement plus intenses pendant la phase folliculaire et des séances plus légères pendant la phase lutéale. Des chercheurs de l'Université McMaster ont directement mis cette idée à l'épreuve dans un essai contrôlé randomisé. Vingt-quatre femmes eumémorrhéiques ont entraîné une jambe avec un volume élevé pendant la phase folliculaire et l'autre avec un volume élevé pendant la phase lutéale, sur trois cycles menstruels consécutifs. Toutes les conditions d'exercice ont produit des gains significatifs en masse maigre de la cuisse, en surface de section transversale musculaire et en force maximale (une répétition maximale) par rapport à une jambe témoin non entraînée. De manière déterminante, aucune différence mesurable n'a été observée entre les trois modalités d'entraînement. C'est le volume total d'entraînement, et non le moment dans le cycle, qui prédit le mieux l'adaptation. Les femmes peuvent s'entraîner selon leurs préférences personnelles et leurs contraintes d'emploi du temps sans compromettre leurs résultats.