Nutrition & DietCommuniqué de presse

Une grande étude révèle que les hommes sont plus susceptibles d'ajouter du sel à table que les femmes

Une étude brésilienne portant sur 8 300 adultes âgés révèle qui tend la main vers la salière et pourquoi — avec de véritables implications pour la santé cardiaque et cérébrale.

vendredi 5 juin 2026 2 vues
Publié dans ScienceDaily Nutrition
Article visualization: Large Study Finds Men More Likely to Add Salt at the Table Than Women

Résumé

Une vaste étude brésilienne portant sur plus de 8 300 adultes âgés de 60 ans et plus a révélé que les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'ajouter du sel supplémentaire dans leurs repas. Environ 12,7 % des hommes contre 9,4 % des femmes ont déclaré avoir cette habitude. L'étude, publiée dans Frontiers in Public Health, a montré que chez les hommes, le fait de vivre seul constituait le principal facteur explicatif, tandis que les habitudes de consommation de sel des femmes étaient liées à des facteurs de mode de vie plus larges, notamment la vie en milieu urbain, la consommation d'aliments ultra-transformés et le non-respect d'un régime alimentaire adapté à l'hypertension. Étant donné qu'un excès de sel augmente le risque d'hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires, de maladies rénales et d'un déclin cognitif accéléré, comprendre qui ajoute du sel et pourquoi peut aider à cibler les interventions plus efficacement auprès des personnes âgées.

Résumé détaillé

L'excès de sel alimentaire est un facteur de risque bien établi d'hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires, d'atteintes rénales et même de déclin cognitif accéléré — autant de préoccupations essentielles pour quiconque s'intéresse au vieillissement en bonne santé. Si la majeure partie de l'apport en sel provient des aliments transformés, le sel de table y ajoute 6 à 20 % supplémentaires, ce qui en fait une habitude significative et modifiable qui mérite d'être mieux comprise.

Une nouvelle étude publiée dans Frontiers in Public Health a analysé les données d'enquête de 8 300 Brésiliens âgés de 60 ans et plus, collectées entre 2016 et 2017. Les participants ont décrit leurs apports alimentaires sur 24 heures et indiqué s'ils avaient l'habitude d'ajouter du sel à table. Les chercheurs ont également pris en compte le sexe, l'âge, le niveau d'éducation, le revenu, la situation de vie, la résidence en milieu urbain ou rural, ainsi que la consommation de fruits, de légumes et d'aliments ultra-transformés.

Le résultat phare : 12,7 % des hommes contre 9,4 % des femmes ont déclaré ajouter du sel supplémentaire. Mais les raisons différaient nettement selon le sexe. Chez les hommes, seuls deux facteurs importaient — vivre seul augmentait de 62 % la probabilité d'ajouter du sel, tandis que suivre un régime de prise en charge de l'hypertension réduisait cette habitude de plus de moitié. Le comportement des hommes vis-à-vis du sel semblait largement indépendant de leurs habitudes alimentaires globales.

Le tableau était plus complexe chez les femmes. Ne pas suivre de régime contre l'hypertension augmentait les probabilités de 68 %. Vivre en milieu urbain doublait la probabilité d'ajouter du sel, tout comme la consommation fréquente d'aliments ultra-transformés. Cela suggère que les habitudes des femmes en matière de sel s'inscrivent dans des contextes de vie et alimentaires plus larges, les rendant potentiellement plus réceptives à des stratégies de changement de comportement à plusieurs niveaux.

Pour les adultes plus âgés soucieux de leur santé, cette étude confirme que la salière n'est pas une habitude anodine. Elle souligne également que les stratégies de réduction du sel devront probablement être différenciées selon le sexe et adaptées au contexte. À noter : l'étude est observationnelle et repose sur des données autodéclarées provenant d'un seul pays ; ses résultats ne sont donc pas nécessairement généralisables à l'échelle mondiale.

Principales conclusions

  • Men aged 60+ are 35% more likely than women to add salt at the table in this large Brazilian study.
  • Men living alone were 62% more likely to add extra salt than those living with others.
  • Following a blood pressure diet cut salt-adding odds by more than half in both sexes.
  • Women in urban areas or eating ultra-processed foods were twice as likely to add table salt.
  • Excess salt accelerates cognitive decline and raises cardiovascular and kidney disease risk in older adults.

Méthodologie

Il s'agit d'un résumé de recherche portant sur une étude transversale révisée par des pairs et publiée dans Frontiers in Public Health, une revue en libre accès reconnue. La base de données probantes repose sur des données d'enquête observationnelles recueillies auprès de 8 300 adultes brésiliens âgés de 60 ans et plus, collectées entre 2016 et 2017. Le design transversal limite les possibilités d'inférence causale, et le rappel alimentaire autodéclaré introduit un biais de mémorisation potentiel.

Limites de l'étude

L'étude est observationnelle et transversale, ce qui ne permet pas d'établir de relation de causalité. Les données sont autodéclarées et proviennent exclusivement d'adultes âgés brésiliens, ce qui limite la généralisabilité des résultats à d'autres populations. L'extrait d'article est incomplet et pourrait omettre des résultats supplémentaires ou des nuances présents dans l'étude complète.

Ce résumé vous a plu ?

Recevez les dernières recherches sur la longévité dans votre boîte de réception chaque semaine.

Saisissez votre e-mail pour vous abonner :