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De faibles niveaux de folate associés à une mauvaise qualité du sperme chez les jeunes hommes en bonne santé

Une nouvelle étude transversale révèle que les hommes présentant des taux de folate plus faibles avaient significativement moins de spermatozoïdes et un risque plus élevé d'anomalies à l'analyse du sperme.

dimanche 7 juin 2026 4 vues
Publié dans Am J Clin Nutr
Close-up of leafy green vegetables — spinach and asparagus — alongside a folate supplement bottle on a white clinical surface with a semen analysis report in the background

Résumé

Une étude transversale espagnole portant sur 197 hommes en bonne santé âgés de 18 à 40 ans a révélé que ceux présentant les taux les plus faibles de folate plasmatique et érythrocytaire affichaient un nombre de spermatozoïdes significativement plus bas, ainsi que des chances plus de trois fois supérieures d'obtenir un spermogramme anormal par rapport à ceux ayant les taux les plus élevés. Les taux de cobalamine et d'homocystéine n'étaient pas significativement associés à la qualité du sperme. Par ailleurs, les hommes porteurs du variant génétique MTHFD1 1958AA — qui altère le métabolisme des folates — présentaient une motilité spermatique réduite et des chances plus élevées d'avoir un séminogramme anormal. Ces résultats suggèrent que le statut en folates et les facteurs génétiques associés influencent de manière significative la production et la fonction spermatiques, même chez des hommes sans problème de fertilité apparent.

Résumé détaillé

La fertilité masculine est en déclin à l'échelle mondiale, et les facteurs nutritionnels pourraient jouer un rôle plus important qu'on ne le pensait jusqu'alors. Le métabolisme monocarboné dépendant du folate est fondamental pour la synthèse de l'ADN, la méthylation et la stabilité génomique lors de la production de spermatozoïdes — des processus très sensibles à la disponibilité en micronutriments. Pourtant, les données reliant le statut en folate à la qualité du sperme chez des hommes en bonne santé et non infertiles sont restées limitées.

Des chercheurs de l'Universitat Rovira i Virgili en Espagne ont mené l'étude transversale Led-Fertyl, recrutant 197 hommes en bonne santé âgés de 18 à 40 ans entre 2021 et 2023. Ils ont mesuré le folate plasmatique, le folate érythrocytaire (RBCF), la cobalamine plasmatique, l'homocystéine totale, ainsi que les principaux polymorphismes génétiques affectant le métabolisme du folate et de la cobalamine. La qualité du sperme a été évaluée selon les critères OMS 2010.

Les résultats concernant le folate sont frappants. Les hommes situés dans le tertile le plus bas de folate plasmatique (en dessous de 11,9 nmol/L) présentaient un nombre de spermatozoïdes significativement inférieur à celui des hommes du tertile le plus élevé (17,0 nmol/L ou plus), et avaient plus de trois fois plus de risque de présenter un spermogramme anormal (OR 3,37). Des tendances similaires ont été observées pour le folate érythrocytaire. Ni la carence en cobalamine ni l'élévation de l'homocystéine n'étaient indépendamment associées aux paramètres spermatiques dans cette cohorte.

La génétique a apporté une dimension supplémentaire : les hommes porteurs du génotype MTHFD1 1958AA — un variant réduisant l'efficacité du métabolisme monocarboné dépendant du folate — présentaient une mobilité progressive des spermatozoïdes inférieure de près de 8 points de pourcentage et plus de quatre fois les probabilités d'avoir un spermogramme anormal par rapport aux porteurs GG.

Ces résultats suggèrent que même des taux de folate situés dans la plage non déficiente peuvent affecter de manière significative la production et la mobilité des spermatozoïdes. Les cliniciens qui évaluent la fertilité masculine ou la santé préconceptionnelle auraient intérêt à évaluer systématiquement le statut en folate. Les limites incluent le caractère transversal de l'étude, qui ne permet pas d'établir de relation causale, et ce résumé est fondé uniquement sur l'abstract, le texte intégral n'étant pas disponible.

Principales conclusions

  • Men with the lowest plasma folate had 3.4x higher odds of an abnormal semen analysis versus highest-folate men.
  • Low red blood cell folate was independently associated with lower sperm count and 2.3x greater odds of abnormal seminogram.
  • The MTHFD1 1958AA genotype was linked to ~8% lower progressive sperm motility and 4.4x higher odds of abnormal seminogram.
  • Cobalamin deficiency and elevated homocysteine were not significantly associated with sperm quality parameters.
  • Folate deficiency was uncommon (4.6% plasma, 2.6% RBCF), yet even lower-normal levels correlated with worse sperm quality.

Méthodologie

Il s'agissait d'une étude transversale portant sur 197 hommes en bonne santé âgés de 18 à 40 ans, recrutés en Espagne entre 2021 et 2023. Les biomarqueurs comprenaient le folate plasmatique et érythrocytaire, la cobalammine, l'homocystéine totale et des SNPs pertinents ; la qualité du sperme a été évaluée selon les critères OMS 2010. Les associations ont été analysées par régression linéaire et logistique multivariable.

Limites de l'étude

La conception transversale de l'étude ne permet pas d'établir de relation causale — on ne sait pas si une augmentation de l'apport en folate améliorerait la qualité du sperme. L'échantillon de 197 hommes issus d'une seule région espagnole peut limiter la généralisabilité des résultats. Ce résumé est fondé uniquement sur l'abstract, le texte intégral n'étant pas disponible ; la méthodologie complète, les covariables et les données supplémentaires n'ont pas pu être examinées.

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