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Les traitements post-Trastuzumab Deruxtecan montrent des résultats prometteurs dans le cancer du sein HER2+

Une étude en vie réelle portant sur 664 patients révèle des options thérapeutiques efficaces après l'arrêt du T-DXd, avec de faibles taux de récidive de pneumopathie.

jeudi 2 avril 2026 1 vue
Publié dans ESMO Open
IV infusion bag hanging on medical pole in modern oncology treatment room with patient chair and monitoring equipment visible

Résumé

L'étude EN-SEMBLE a suivi 664 patientes japonaises atteintes d'un cancer du sein métastatique HER2-positif ayant reçu des traitements après l'arrêt du trastuzumab deruxtecan (T-DXd). La majorité des patientes (73 %) ont poursuivi avec d'autres thérapies ciblant HER2, atteignant une survie médiane sans progression de 4,1 mois et une survie globale de 16,2 mois. Les patientes ayant arrêté le T-DXd en raison d'effets secondaires ou ayant présenté de bonnes réponses initiales ont montré des résultats particulièrement favorables. Fait notable, seulement 3,2 % ont présenté une récidive de pneumopathie interstitielle, un effet secondaire grave du T-DXd, au cours du traitement ultérieur.

Résumé détaillé

Cette étude japonaise à l'échelle nationale comble une lacune importante dans le traitement du cancer : quelles sont les meilleures options après l'arrêt du trastuzumab deruxtecan (T-DXd), un conjugué anticorps-médicament novateur pour le cancer du sein métastatique HER2-positif. Le T-DXd étant désormais le traitement standard de deuxième ligne, la compréhension des traitements de suivi optimaux est essentielle pour la prise en charge des patients.

Les chercheurs ont analysé 664 patients issus de 222 centres médicaux ayant arrêté le T-DXd entre mai 2020 et novembre 2021 et ayant commencé des traitements ultérieurs. La majorité (73,2 %) a reçu une thérapie ciblée anti-HER2 continue, répartie entre anticorps anti-HER2 (54,4 %) et inhibiteurs de la tyrosine kinase HER2 (17,0 %). Les patients restants ont reçu une chimiothérapie, une hormonothérapie ou d'autres traitements.

Les résultats globaux étaient encourageants : la survie médiane sans progression a atteint 4,1 mois et la survie globale 16,2 mois à partir du début du traitement post-T-DXd. Notamment, les patients ayant arrêté le T-DXd en raison d'événements indésirables plutôt que d'une progression de la maladie, ainsi que ceux ayant obtenu une réponse complète ou partielle au T-DXd, ont présenté des durées de survie numériquement plus longues. Les anticorps anti-HER2 et les inhibiteurs de la tyrosine kinase HER2 ont affiché une efficacité comparable.

Un résultat de sécurité majeur était le faible taux de récurrence de la pneumopathie interstitielle diffuse (PID) de 3,2 % lors des traitements ultérieurs. La PID est l'effet secondaire le plus grave du T-DXd, entraînant l'arrêt du traitement chez 5 à 15 % des patients. Ce faible taux de récurrence suggère que les thérapies ciblées anti-HER2 ultérieures sont relativement sûres, même pour les patients ayant développé cette complication.

Ces résultats en vie réelle soutiennent la poursuite d'une thérapie ciblée anti-HER2 après l'arrêt du T-DXd, en particulier pour les patients ayant bien répondu initialement ou ayant arrêté le traitement en raison d'effets secondaires plutôt que d'un échec thérapeutique.

Principales conclusions

  • 73% of patients continued HER2-targeted therapy after T-DXd discontinuation
  • Median progression-free survival of 4.1 months with post-T-DXd treatments
  • Only 3.2% experienced interstitial lung disease recurrence in subsequent therapy
  • Patients stopping T-DXd due to side effects had better subsequent outcomes
  • Anti-HER2 antibodies and HER2-TKIs showed similar effectiveness

Méthodologie

Étude de cohorte observationnelle nationale portant sur 664 patients issus de 222 centres médicaux japonais, suivant les patients depuis l'arrêt du T-DXd jusqu'aux traitements ultérieurs, avec un suivi médian s'étendant jusqu'en novembre 2023.

Limites de l'étude

L'étude portant sur un seul pays peut limiter son applicabilité à l'échelle mondiale ; le schéma observationnel ne permet pas d'établir de lien de causalité ; biais de sélection potentiel, les patients devant être en état de santé suffisant pour recevoir un traitement ultérieur ; données manquantes sur certaines décisions thérapeutiques.

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