Longevity & AgingLes neutrophiles CD177+ provoquent des lésions lors de la transplantation pulmonaire — et un médicament mitochondrial peut les stopper
L'échec d'une transplantation pulmonaire dans les 72 premières heures — appelé dysfonction primaire du greffon (PGD) — tue des milliers de patients chaque année. Des chercheurs ont utilisé le séquençage d'ARN unicellulaire et la transcriptomique spatiale sur des modèles murins pour identifier les neutrophiles CD177+ comme le principal acteur inflammatoire. Ces cellules présentent une activité anormalement élevée du complexe I mitochondrial, favorisant la phosphorylation oxydative, la production de dérivés réactifs de l'oxygène (ROS) et la formation de pièges extracellulaires neutrophiliques (NET). Chez des receveurs humains de greffe pulmonaire, une augmentation des neutrophiles CD177+ dans le sang dans les 4 heures suivant la transplantation a fortement prédit une PGD sévère (AUC = 0,871). Le blocage du complexe I mitochondrial avec le médicament IACS-010759 a significativement réduit les lésions pulmonaires dans des modèles de transplantation chez la souris et le rat, ouvrant une voie réaliste vers le diagnostic précoce et le traitement ciblé de cette complication dévastatrice.